L’interconnexion est le futur de la FinTech

Un rapport de VentureBeat révélait la semaine dernière que 38,1 milliards d’euros ont été investis en 2015 dans les FinTech. Ces nouveaux acteurs financiers ont le potentiel de prendre une envergure colossale dans les prochaines années.

En effet, à quel plus gros monopole que le monopole bancaire peut-on s’attaquer? C’est une ambition à la fois noble et démesurée que de vouloir casser les codes de la banque pour la faire passer au XXIème siècle.

La banque universelle à la française a pris une place si importante dans notre économie que les FinTech ne peuvent et ne veulent pas s’imaginer en banques de demain. Elles préfèrent se concentrer chacune sur une activité de la banque en particulier, afin de l’améliorer drastiquement.

Ainsi, l’américain PayPal s’est attaqué au paiement par internet, l’allemand Number26 au compte courant, et le français Finexkap au financement de la trésorerie des entreprises.

Toutes ces startups ont déjà fait leur place dans le paysage financier, en démontrant qu'elles étaient pérennes et adaptées à leurs marchés respectifs. Cependant, elles restent encore trop petites comparées aux activités des banques traditionnelles qu’elles bousculent.

Il manque encore l’élément déclencheur qui pourrait faire exploser les FinTech et récompenser les innovations qu’elles portent.

Ce facteur X pourrait bien être l’interconnexion. En effet, l’interconnexion répond directement aux problématiques principales des FinTech : les données et l’expérience utilisateur.

Les données sont le nerf de la guerre dans tous les domaines de la finance. Un avantage comparatif majeur d’un service financier par rapport à un autre réside dans sa collecte et sa gestion de l’information. Il est évident que les banques traditionnelles conservent l’avantage par rapport aux FinTech sur ce point, leur modèle de banque universelle leur permettant de recouper les données de leurs différentes activités. Les FinTech ont intérêt à collaborer pour combler ce retard, et devront proposer une expérience meilleure que les banques en termes de transparence des tarifs et de récolte de l’information pour servir au mieux leurs utilisateurs.

Cette expérience utilisateur est l’autre avantage indéniable à l’interconnexion. C’est un atout majeur des FinTech par rapport aux sociétés financières traditionnelles. Il s’agit de faire communiquer différents services pour simplifier et décadenasser le parcours du client, et ainsi lui faire gagner en temps et en tranquillité d’esprit.

Un cas qui peut faire figure d’exemple est l’intégration des logiciels de facturation dans Finexkap, via des APIs. Un gérant de PME qui entre les données de sa facture dans Sellsy n’a pas besoin de les renseigner à nouveau sur la plateforme Finexkap s’il souhaite demander son financement. L’interconnexion permet aux DAF et dirigeants de TPE/PME de gagner un temps considérable. Le temps qu’ils passaient à entrer des données à répétition, ils l’utilisent désormais pour se concentrer sur leur cœur de métier, sur ce qui est réellement important pour leur entreprise.
Quand on sait combien le temps des dirigeants d’entreprises et des DAF est précieux, on se rend mieux compte de la valeur qu’apporte une telle intégration.

Pour être compétitives, les FinTech vont devoir communiquer entre elles et avec d’autres acteurs. Bien qu’elles soient parfois en compétition, les FinTech ont tout intérêt à développer des intégrations mutuelles, sous forme de partenariats ou d’APIs, afin d’accroître la qualité de leurs data et l’expérience de leurs clients. C’est alors les clients des FinTech, et ainsi tout l’écosystème, qui en bénéficieront.